Retraités

Pour la CGT il parait évident qu’il existe de réelles convergences d’intérêts et de luttes entre salariés en activité professionnels et en retraite. La continuité syndicale une foi en retraite c’est aussi préserver, garantir et améliorer les droits de tous, actifs et retraités. Mais aussi un moyen de partager son expérience, le vécu des anciens est une richesse inégalable à transmettre aux nouvelles générations.

Santiago Pensabene

 

Pourquoi rester syndiqué à la cgt quand on part à la retraite ?

 

Parce qu’il existe de réelles convergences d’intérêts et de luttes entre salariés en activité professionnelle et en retraite. Pour tout ce qui concerne l’emploi, l’évolution des retraites, des salaires, de la protection sociale, les droits de tous, actifs et retraités, doivent être préservés, garantis et améliorés. Il en est de même pour tout ce qui touche plus généralement à la vie sociale, culturelle, aux loisirs. C’est en renforçant le lien actifs/retraités, en renforçant la CGT, que ces convergences se concrétiseront.

L’augmentation de l’espérance de vie ne doit pas être prétexte à une accélération de la paupérisation des retraités, mais plutôt une source de progrès social. Pour cela, nous devons construire un syndicalisme retraité à la hauteur de cet enjeu. Il s’agit d’abord de conserver nos syndiqués à la CGT lorsqu’ils cessent leur activité professionnelle, en organisant ce passage qui ne doit pas être une rupture avec l’entreprise car les méfaits du capitalisme, eux, se poursuivent.

Le « retraité » a-t-il des revendications de salarié ?

 

En effet, ce qui se passe dans l’entreprise concerne tous les salariés, y compris les retraités (de même que les salariés en « inactivité professionnelle », malades, en formation, sans emploi, en maternité…)

Certes, quand il quitte l’entreprise, le salarié n’a plus à subir le stress, la pression de la hiérarchie, les conditions de travail de plus en plus dégradées, mais pour autant c’est toujours le patronat (avec l’aide du gouvernement) qui va réguler son niveau de vie à travers les décisions prises dans les conseils d’administration des différentes caisses de retraite et de la sécurité sociale où il règne en maître. Ce n’est donc pas parce qu’il n’est plus dans l’entreprise que le retraité n’a plus de revendications : le système par répartition a permis au niveau de vie des retraités de progresser jusqu’en 2000 mais, actuellement, il régresse, aussi bien pour les nouveaux retraités que pour ceux qui sont en retraite depuis longtemps, en raison de la modification des règles par les gouvernements successifs.

Les retraités sont, en général, toujours attachés à leur entreprise et à leurs camarades de travail. Ils revendiquent la reconnaissance par l’entreprise de leur condition d’anciens salariés. Ils suivent de près son évolution, les luttes qui s’y déroulent pour la défense de l’emploi. Ils sont attachés à leur métier et retrouvent dans la Fédération toute la connaissance pour défendre les intérêts de leur profession et par exemple la question du suivi médical post-professionnel, essentiel dans nos branches : les maladies dues aux activités industrielles se déclarent trop souvent pendant la retraite : auprès de qui demander de l’aide, sinon auprès des militants CGT ?

 

Et, la section syndicale de retraités, c’est quoi au juste ?

 

La section syndicale n’est ni une association de pêcheurs à la ligne ni une agence de voyages mais une composante de la CGT dont l’objectif premier est la défense des retraités, passant par la lutte et l’action. Il y a certes une différence d’âge, parfois très importante, entre les préretraités et les plus anciens camarades de la section et cela pourrait rebuter certains « jeunes » retraités : au contraire, l’apport de l’expérience, du vécu des anciens est une richesse inégalable. Un bulletin permet à la section de diffuser à ses adhérents les nouvelles de l’entreprise, mais aussi les orientations fédérales, des informations générales, et ainsi les maintenir au fait des problèmes de l’ensemble des retraités de leur profession.

Au contraire, les amicales de retraités, soutenues et entretenues par les patrons, perpétuent un paternalisme qui n’est pas sans objectif politique : à travers ces amicales, les patrons prolongent leur politique d’intégration et distillent la bonne parole. Elles servent à juguler toute velléité de revendication, toute propension à la contestation, en particulier contre les décisions prises par les organismes où les patrons décident sans tenir compte des adhérents.

Ces amicales sont attrayantes du fait des animations, des voyages, des soirées, qu’elles proposent mais ces animations masquent leur côté pervers.

 

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Quel est le lien entre la section de retraités et le syndicat d’actifs ?

 

Le syndicalisme retraité ne sert pas seulement à faire l’appoint dans les manifs ni à distribuer les tracts ou faire les mises sous pli… L’expérience de certaines sections montre que l’on peut garder ou récupérer près de 80 % des syndiqués actifs qui quittent l’entreprise.

Le syndicat doit avoir la connaissance de ses syndiqués et de l’approche de leur départ en retraite ou préretraite. Dans les syndicats où existe une section de retraités, un courrier pourra être remis aux futurs retraités et préretraités (dont la liste aura pu être fournie par le CE ou le service du personnel de l’entreprise) les informant de l’existence de cette organisation de la CGT en mesure de les accueillir et de porter leurs revendications.

Il est indispensable qu’il y ait au moins un représentant des retraités ans le bureau du syndicat… et que la section de retraités soit totalement informée des activités du syndicat d’actifs.

De même, chaque syndicat devrait avoir à cœur de se doter d’une section de retraités. Syndiquer les retraités, c’est renforcer la CGT.

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